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RAPPORT

AU

MINISTRE DES FINANCES

Monnaies. Rapport.

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PUBLICATIONS DR L'ADMINISTRATION DES MONNAIES ET MÉDAILLES,

EN VENTE X L'HÔTEL DES MONNAIES.

Catalogue des Médailles françaises dont les coins sont conservés au

Musée monétaire ( 1892) 1 af oo*

Rapport au Ministre des finances ( 1 896 ) 4 00

Rapport au Ministre des finances (1897) i 00

Rapport au Ministre des finances (1898) 4 00

Rapport au Ministre des finances (1899) k 00

Rapport au Ministre des finances (1900) : k 00

Rapport ou Ministre des finances (1901 ) t\ 00

Rapport au Ministre des finances (1902 ) 4 00

Les médailles de la collection royale (1900), suite de 20 belles plan- ches héliogravées avec introduction et nomenclature, broché 20 00

, relié a5 00

La Monnaie de Paris à l'Exposition de 1 900 o 5o

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ADMINISTRATION

DES MONNAIES ET MÉDAILLES

RAPPORT

AU MINISTRE DES FINANCES

SEPTIÈME ANNÉE

1902

PARIS IMPRIMERIE NATIONALE

MDCCGCII

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SEPTIÈME RAPPORT

AU MINISTRE DES FINANCES.

1902.

Paris, le 20 août 1902.

Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur de vous présenter le septième rapport annuel de l'Adminis- tration des monnaies et médailles. Comme les précédents, il a pour objet de réaliser l'engagement, pris par le Gouvernement de la République dans la Convention de l'Union monétaire latine du 6 novembre 1 885, de centraliser et de porter à la connaissance des autres Gouvernements « tous les documents administratifs et statistiques relatifs aux émissions de monnaies, à la pro- duction et à la consommation des métaux précieux, à la circulation moné- taire, à la contrefaçon et à l'altération des monnaies ». Le plan de ce rapport n'a pas été modifié. Il contient, à côté de tous les renseignements qui ont pu être recueillis sur la législation monétaire, les frappes, la consommation industrielle et la production des métaux précieux à l'étranger, les détails les plus complets sur les opérations de la Monnaie de Paris pendant l'année qui vient de finir.

MARCHE DES TRAVAUX MONETAIRES X LA MONNAIE DE PARIS.

La production monétaire de la Monnaie de P$ris qui avait subi un ralen- tissement en 1900 a de nouveau, en 1901, pris plus d'importance. Les frappes d'or français qui, en 1899 et en 1900, avaient été respectivement de 54 et de 3o millions de francs ont presque atteint 75 millions en 1901. Les émissions de pièces divisionnaires d'argent se sont également accrues : 12.4 millions de francs en 1901 contre moins de 6 millions de francs en 1900.

De plus, de nombreuses fabrications coloniales ou étrangères (il a été frappé près de 5o millions de pièces de cette nature) ont donné à nos ateliers une activité infiniment supérieure a ce qu'elle fut pendant les quinze premières années de la Régie. Il suffit pour s'en convaincre de jeter les yeux sur le tableau numérique ci -après ou sur le diagramme qui le suit.

b.

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VI

Productions annuelles de monnaie de paris

DEPUIS L'BTàDUSSBMEftT DE REGIE.

Pièces françaises , coloniales et étrangères.

tOIDt TALIVM IOMMI

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iiiiu. piècM. pi*e«t. piècM. realue.

mXhon milHoM millions è/p x V x N

<U kilogr. <U freatt. <U pUeet.

l880 20.0 0.2 2.5 2

1881 79.3 i3.8 i5.3 27

1882 293.6 17.3 39.8 58

i883 106.8 1 1.7 32.2 45

1884. 59.5 17.8 8.2 21

i885 91.9 8.5 11.4 21

1886 163.9 43.7 i5.i 48

1887 198.5 53.3 23.8 63

1888 n5.5 12.5 22.3 32

1889 75.1 24.5 7.3 24

1890 35.6 23.o 6.5 17

1891 2i4.4 45.o 3o.i 66

1892 i58.2 3o.o 26.2 5o

1893 109.4 61.0 17.5 49

1894 226.1 33.o 46.o 70

1895 35i.3 i58.o 54.3 i44

1896 769.8 239.9 62.5 227

1897 905.0 344.5 1 1 1.0 326

1898 639.0 269.2 97.9 256

1899 590.0 i4o.3 93.0 197

1900 578.3 120.9 6*-6 16Â

1901 5o3.o 126.8 78.2 167

1902 (premier .cmcilrc).. 313.2 74.9 69.2 »

Ainsi que le fait remarquer la Commission de contrôle de la circulation monétaire dans son rapport au Président de la République du 18 janvier 1902 W, «la production de 1901 dépasse légèrement la production de 1900 : elle représente environ quatre fois la production moyenne de la période 1880-1895 ».

On trouvera plus loin, en nombre et en valeurs, le détail des fabrications annuelles (annexes VII et VIII, pages 35 et 49).

Dans quelles proportions les monnaies françaises, coloniales et étrangères concourent-elles à la production totale? En ce qui concerne le nombre des pièces, le tableau ci-après répond h cette question :

(,) Ce rapport a été inséré au Journal officiel du i3 février i0oa. Les conclusions en sont d'ailleurs reproduites plus loin, page 7.

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PRODUCTIONS ANNUELLES DE LA MONNAIE DE PARIS

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1

Valeur des pièces ( Mutions de franrs )

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Nombre des pièces (Millions de pièces)

Poids des pièces (Dix milliers de leilogs)

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160 150

no

130

120

110

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90

80

70

60

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VII

Nombre de pièces délivrées.

ANNÉES.

1881

188a

i883

•884

i885

1888

1887

1888

1869

1890

1891

189s

i8f3

1894

1896

1898

•*97

»•*«

»*99

1900

1901..

1909 (1" ■— «tre)

TOTAIX. . .

FRANGE.

2,588,148

11,687,560

5,766,689

3,600,000

3,410,000

3,602,804

4,771,525

11,314,505

11,429,383

4,543.790

4,470,140

5,171,101

4,145,706

5,817,168

9,680,981

21,107,346

21,059,228

34,250,977

73,741,327

49,958,503

24,722,074

28,473,472

9,849,794

355,197,256

COLONIES riiRÇiiui

•t Protectorats.

1,284,269

7,832,701

5,098,312

10,688,798

9,511,763

2,813,648

210,059

12,960,000

10,096,051

5,381,895

5,125,537

7,422,311

13,110,380

18,660,556

12,377,517

23,983,344

24,477,970

22,520,586

12,113,093

210,669,389

PATS ÉTRANGERS.

3,688,589 34,065,570 28,634,603

3,525,549 8,531

5,265.000

1,850,000

1,450,000

1,850,000 11,993,112 11,961,603

0,393,321 31,237,559 25,808,075 23,354,875 58,048,237 11,755,449 19,020,764 13,420,940 27,256,822 47,211,986

367,800,685

TOTAL.

2,586,143 15,376,149 39,832,209 32,234,603

8,249,818 11,444,126 15,135,837 23,853,303 22,391,146

7,357,438

6,530,199 30,124,213 26,203,360 17,592,384 46,044,077 54,337,732 62,524,483 110,966,769 97,874,293 92,962,611 62,620,984 78,250,880 69,175,473

933,667,130

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Y1ÎI

Au point de vue des valeurs, les productions annuelles de la Monnaie de Paris, depuis rétablissement de la Régie, se répartissent de la manière sui-

Valeur des pièces.

ANNÉES.

1880

1881

188**

i883

i884

i885

18S6.

1887

1888

1889

1890..

1891

189s

1893

1894

1896

1898

>»97

1898

»«99

1900

1901

1901 (i*r toveatre)

Totaux. . . .

FIUNCE.

fr.

200,000 00

9,100,445 00

5,101,860 50

200,000 00

200,000 00

489,400 00

28,941,079 00

33,726,570 00

6,517,764 00

17,678,170 00

20,802,800 00

17,622,020 00

4,714,120 00

91,143,360 00

14,031,060 00

116,116,930 00

113,367,733 60

222,823,540 00

816,526,540 00

81,785,030 00

36,619,537 44

87,879,110 00

48,338*674 55

1,130,725,749 09

COLOMES

FRANÇAISES

•i

Protectorat*.

677,341 56

7,154,310 10

17,605,908 25

17,200,064 41

5,896,165 04

6,834,767 69

820,040 84

17,800,000 00

19,872,238 03

5,729,300 25

7,993,797 54

31,587,213 04

66,207,571 35

18,876,608 90

87,077,798 01

33,195,717 60

78,949,951 23

23,689.809 64

80,032,102 20

407,211.706 08

PATS ETRANGERS.

fr. e.

4,706,358 99

12,243,318 65

11,599,163 08

16,985,635 52

853,100 00

2,215,000 00

2,388,500 00

150,000 00

1,389,500 00

9,664,875 39

5,429,339 52

4,140,833 94

11,320^04 08

10,393,901 49

60,351,955 66

102,781,268 31

43,761,709 40

25,342,290 39

5,346,596 50

15,269,828 51

6,576,560 07

332,910,038 90

TOTAL.

fr. c.

200,000 00

13,806^03 39

17,345,178 16

11,799,163 08

17,862,977 08

8,506,810 10

43,761,987 25

53,315,140 41

12,563,929 04

24,512,037 69

23,012^40 84

45,086,89539

30,015,697 55

61,013,494 19

33,345.161 68

158,098,044 53

239,927,260 61

344,481,417 SI

269,166,047 41

140,323,037 99

120,916,085 17

126,838,748 15

71,047,335 88

1,860,986,499 67

De cette somme totale de 1 milliard 860,000,000 francs, les frappes des cinq années 1895 à 1901 forment plus des deux tiers, et laseule année 1897 remporte, comme valeur fabriquée, sur la production cumulée dea l3 premières années de la Régie.

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IX

CALCUL DES VALEURS.

Rappelons qu'en vue de faciliter les comparaisons et les totalisations, l'Ad- ministration, lorsqu'elle a à calculer la valeur des monnaies qu'elle fabrique, applique les règles suivantes :

Pour les monnaies françaises ou similaires auxquelles la loi assure une valeur nominale supérieure à leur valeur intrinsèque, monnaies d'argent, monnaies de billon , on prend la valeur nominale.

Pour les monnaies d'argent qui appartiennent à un système monétaire différent du nôtre, comme les piastres indo-chinoises, les roubles russes, les talaris éthiopiens, les onces marocaines, etc., on prend la valeur ou pair, sur la base de 5 francs pour 22 grammes 1/2 d'argent fin. Au prix est actuellement le métal blanc, c'est plus que doubler la valeur réelle de celles des monnaies d'argent qui ne sont que des monnaies de commerce. Mais aucune vue d'ensemble ne serait possible si la statistique des fabrications avait à. compter avec toutes les fluctuations des cours du métal blanc

MONTANT TOTAL DES FRAPPES FRANÇAISES.

La valeur totale des monnaies françaises frappées et délivrées pendant la période 1880-1901 ressort à 1,082 millions de francs, savoir : monnaies d'or, 954 millions; monnaies d'argent (divisionnaires), 120 millions; mon- naies de bronze, 8 millions.

En remontant jusqu'à l'origine des coupures monétaires en usage (i8o3 pour l'or, an iv pour l'aident, i852 pour le bronze), on obtient, à la fin de 1901, la situation suivante :

FABRICATIONS de

■OnilU FIAMÇAtSU.

PÉRIODES.

VALEUR

TOT AU

de» pieee* freppeee.

A

ntou

démonétisées en Uoe.

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riècu

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relondnet.

VALEUR

■ORIAIJU

rotante*.

Monnaies d'or

MonnaUs d'argent :

Pièces de cinq francs. . . Monnaies divisionnaires.

Monnaies de bronze. . . . Totaux

1803-1901

an iT-1901 1803-1901

1852-1901

9,670.4

5,060.6 571.2

71.5

millions <

71.1

00.0 222.2

i

le fanes.

202.6 0.04

0,396.7

4,970.5 349.0

71.5

15,373.7

383.3

202.64

14,787.7

Des 9,396.7 millions de francs de monnaies d'or, des 5,3 19.5 millions de monnaies d'argent qui figurent dans la dernière colonne de ce tableau, une partie seulement subsiste. Les pièces d'or et d'argent fondues, détruites

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ou définitivement exportées se chiffrent par milliards de francs. Souvent l'exportation de for ou de l'argent monnayé n'est que temporaire : elle a, d'ailleurs, comme contre-partie, la présence en France de beaucoup de monnaies d'or et d'argent étrangères.

EXÉCUTION DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DU 29 OCTOBRE 1897.

La Convention internationale du 29 octobre 1897 a augmenté de i3o mil- lions de francs le contingent de 2 64 millions précédemment alloué à la France pour ses émissions de monnaies divisionnaires d'argent. Mais, sauf pour une somme de 3 millions de francs, l'obligation nous était imposée de demander à des refontes d'anciens écus le métal destiné à alimenter ces frappes nouvelles.

C'est dans ces conditions, Monsieur le Ministre, que la Monnaie a fabri- qué, en 1898, pour 4o millions; en 1899, pour 27 millions, et en 1900 pour 5,696,480 fr. 5o de monnaie divisionnaire.

L'opération s'est poursuivie en 1901 : il a été fabriqué, dans le cours de cette année, pour i2,doo,ooo francs de monnaie divisionnaire, savoir :

En pièces de 2 francs 3,720,000' 00e

i franc , 6,200,000 00

5o centimes 2,480,000 00

Il a été refondu pour cela 2,124,547 écus aurifères et employé 1,013,570 fr. 18 de pièces nationales coupées, au titre de 900 millièmes, recueillies à Madagascar. C'est donc une valeur nominale de 1 i,636,3o5fr. 18 qui, par l'abaissement du titre (835 millièmes au lieu de 900), a produit 12,400,000 francs de monnaie divisionnaire.

La différence est de 763,694' 82*

mais les frais de fabrication, montant à 1 36, 160 86

réduisent cet excédent de valeur a 627,533 96

Par contre, il faut y ajouter le gain résultant de l'affi- nage des écus aurifères. Cet affinage a coûté 75,606 fr. o3 c. et a donné 36 kilogr. iog,365 d'or fin, représentant une valeur de 124,107 fr. 88, soit un boni net de 48,5o 1 8.">

L'opération se solde donc par un bénéfice de 676,035 81

C'est, comme on le voit, un peu plus de 5 p. 0/0 de la valeur nominale des monnaies frappées.

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XI

La même année 1901 a vu frapper, en vertu de la même Convention, 3 millions de francs de monnaie divisionnaire en Belgique; 2,673,487 fr. en Italie, et 600,000 francs en Suisse.

La circulation des pays de l'Union latine s'est donc augmentée, comme monnaie divisionnaire d'argent, de 18,673,487 francs.

Au début de Tannée 1899, le Gouvernement usant de la faculté stipulée dans la Convention internationale du 29 octobre 1897, avait fait fabriquer avec des lingots des monnaies divisionnaires pour une somme de 3 millions. Le bénéfice net de 1,724,686 fr. 84 résultant de cette opération a servi à constituer un fonds de réserve destiné à l'entretien de notre circulation moné- taire d'or et d'argent. Sur le fonds ainsi formé il a été employé 1,087,631 fr. 71 en 1899 et 1900; la Monnaie fut autorisée, par la loi de finances du 25 février 1901, à consacrer 34o,6oo francs à l'entretien de la circulation, indépendamment des 1 25, 000 francs annuellement affectés au môme objet C'était, pour 190 1 , une disponibilité totale de 465,6oo francs. En fait, il a été dépensé 259,220 fr. 38 (1 i5,65i fr. 64 + i43,568 fr. 74) et Ton a pu, au moyen de cette somme :

Refondre 1 million de pièces d'or de 20 francs légères, et pour 219,660 francs de pièces d'or diverses, soit en tout une valeur nominale de 20,219,660 francs;

Restituer l'or dont le frai avait appauvri les pièces refondues;

Employer, en même temps que le métal provenant de ces refontes, les 23,249,600 francs d'or restant en solde, au icr janvier 1901 , des refontes de l'année précédente, et fabriquer ainsi 1,304,078 pièces neuves de 20 francs et 1,738,770 pièces neuves de 10 francs. (Valeur totale 43,469,260 fr.).

NOUVELLES EFFIGIES MONETAIRES.

L'adoption des modèles respectivement proposés par M. Roty, pour les mon- naies d'argent, par M. Daniel-Dupuis, pour les monnaies de bronze, et par M. Chaplain pour les monnaies d'or a fait l'objet des décrets des 25 novembre 1897, 3 mars 1898, 22 février et 20 juillet 1899. (Voir le Rapport de 1898, page 9, et le Rapport de 1899, pages 7 et 8.)

Pour que la série des coupures monétaires aux nouveaux: types soit com- plète, il ne reste plus à créer que les pièces d'or de 100 et de 5o francs dont l'usage est peu répandu , ainsi que l'écu de 5 francs en argent dont la frappe est provisoirement suspendue par la loi et les Conventions internationales.

Le tableau suivant fait connaître le nombre exact et la valeur des pièces d'or, d'argent et de bronze qui avaient été frappées aux types nouveaux à la fin de Tannée 1901. Le nombre total de ces pièces ressort à 163,376» 468 et leur valeur est de 227,079,577 fr» 44.

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MEDAILLES.

Depuis plusieurs années déjà le Service des médailles, à la Monnaie de Paris, avait pris plus d'importance. Ses progrès, dus avant tout au talent des graveurs contemporains et à leur fécondité, s'expliquent également par la juste faveur dont jouit de nos jours cet art essentiellement français. On pourrait s'en rendre compte en consultant le tableau (annexe XI, page 68) des médailles frappées et vendues par la Monnaie depuis i883; mais la statistique des commandes, abstraction faite du nombre des unités commandées, est plus significative encore :

Nombres des commandes de médailles annuellement enregistrées depuis rétablissement de la Régie.

ANNEES. COMMANDES.

1880 3,995

1881 3.76a

188a 3,867

i883 4*070

1884 4,4oa

i885 4,497

1886 4,118

1887 4,oo4

1888 4»i4o

1889 4,o85

1890» 4,557

ANNEES. COMMANDES.

1891 4,67a

189a 5,o59

l893 4,970

1894 4,754

l895 5,137

1896 5,9a8

1897 .,.. 7,437

1898 8,446

1899 9,639

1900 9,673

1901 10,049

Si Ton ne compare que les chiffres inscrits à ce tableau on voit déjà que le nombre des commandes a presque doublé depuis dix ans. Mais, ainsi que je l'exposais dans mon dernier rapport, il a été créé à la Monnaie à la fin de Tannée 1900 un nouveau bureau de vente au comptant Ce nouveau service, tout en augmentant le montant des affaires de l'Administration , a inévi- tablement diminuer le chiffre des commandes. Le public trouvant en effet un approvisionnement des différentes médailles et plaquettes artistiques mo- dernes, des médailles de prix, de concours. . . reçoit satisfaction immédiate sans avoir recours à la commande.

Les ventes au comptant effectuées par le nouveau bureau se sont élevées h 6,700 environ en 1901, alors qu'avec l'ancienne organisation elles ne

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XI?

devaient pas dépasser A,ooo; le produit global de la vente des médailles qui, en 1898 et 1899 M, fournissait au budget de la Monnaie une recette variant entre 1,200,000 francs et 1,270,000 francs a donné, en 1901, plus de i,5oo,ooo francs.

Ce volume contient, comme ceux qui l'ont précédé, quelques-unes des médailles récemment créées :

La planche I à la suite de la table des matières reproduit la plaquette du Banquet des Maires, par M. F. Vernon, ainsi que la médaille gravée pour le Ministère de l'Agriculture par M. A. Dubois. Vient ensuite (planche II) la médaille de récompense du Ministère du Commerce et de l'Industrie par M. A. Borrel.

La planche III contient la médaille du Centenaire de la Banque de France de M. 0. Roty.

Dans la planche IV on a réuni deux plaquettes de M. J.-C. Chaplain : M. Marcelin Berthelot, et le professeur O.-M. Lannelongue.

Ce sont deux plaquettes qui figurent également a la planche V : la pla- quette commémorative de l'inauguration du monument d'Auguste Comte, de M. S.-E. Vernier, et f Archéologie gravée par le même artiste pour la Monnaie.

La planche VI enfin contient deux médailles de M. L. Coudray : les Sports et Victoire et Discobole, dont les coins appartiennent à la Monnaie.

AMÉLIORATIONS APPORTEES AUX PROCÉDÉS DE FABRICATION.

L'atelier des médailles s'est toujours efforcé de donner aux pièces sortant de ses balanciers une patine parfaite. Grâce a l'installation du service de la patine dans un local plus spacieux, nous avons pu développer, tout en les améliorant, les méthodes employées et les résultats ainsi obtenus sont aussi satisfaisants que possible.

La loi de budget de l'exercice 1900 avait mis à la disposition de l'Admi- nistration un crédit de 25,ooo francs destiné à organiser l'emploi de l'élec- tricité comme force motrice dans les divers services de la Monnaie.

Ce crédit nous a permis d'établir la dynamo-génératrice, les lignes et les dynamo-réceptrices des différents ateliers. Grâce à un crédit d'égale somme inscrit au budget de 1901, nous avons pu assurer le débit régulier du cou- rant par une batterie d'accumulateurs et installer l'éclairage électrique dans la majorité des services de la Monnaie.

Ce courant nous a permis en outre de doter le laboratoire d'un appareil nouveau permettant d'effectuer, en peu d'heures, une série d'essais de bronze demandant antérieurement plusieurs jours. Cet appareil est décrit dans la note de M. Forest annexée à ce rapport.

(l) L année 1900 (1,651,669 fr.) ne peut être comparée : le bureau de vente installé an Champ de Mars ayant fait plus de 317.000 francs.

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XV

SERVICE DES ESSAIS.

Le laboratoire de la Monnaie de Paris a pour fonction principale la vérifi- cation quotidienne du titre des lingots, des gouttes, des lames et finalement des pièces de monnaie frappées dans nos ateliers. Mais ce ne sont pas les seules attributions du Directeur des essais. Il coopère avec le Service admi- nistratif et le Service de la gravure k la vérification des monnaies altérées ou arguées de faux. Il préside aux épreuves auxquelles les lois des 22 vendé- miaire an iv et 19 brumaire an vi subordonnent la délivrance des certificats de capacité dont doivent être pourvus, avant d'entrer en fonction, les essayeurs du commerce et ceux des bureaux de garantie. Il dirige les contre- essais que nécessitent les contestations de titre portées devant l'Administra- tion des Monnaies, ainsi que les divers travaux d'analyse demandés par elle.

Enfin le directeur actuel, comme ses prédécesseurs, a toujours su mettre le laboratoire de la Monnaie de Paris au service de la science, pure ou appli- quée; il y a été fait, k plusieurs reprises, d'importantes et fécondes recher- ches. Aux rapports des années 1897 et 1898 étaient annexées des notes de M. Alfred Riche sur divers perfectionnements introduits, par ses soins, dans les procédés d'analyse des alliages monétaires. Le rapport de 1899 était suivi d'une très intéressante étude sur la constitution même de ces alliages faite en collaboration avec M. Charpy. En 1900 se trouvait un travail de M. Forcst, essayeur des monnaies, sur les alliages d'étain et d'antimoine, élaboré sous la direction de M. Riche. En 1901, le même auteur donnait le résumé de ses expériences sur le dosage du platine dans ses alliages avec l'or et l'argent. Cette année M. Forest décrit (note A page xxvii) les méthodes employées pour l'essai des bronzes.

COURS DE L'OR ET DE L'ARGENT.

Au rapport de 1896 étaient joints, en ce qui concerne les cours de l'or et de l'argent au xix* siècle, des documents très complets et en partie inédits. Il n'a pas paru nécessaire de les reproduire intégralement, et les tableaux qui forment ci-après l'annexe XII (page 69) remontent moins loin dans le passé.

L'or, qui avait fait prime dans le courant de l'année 1899, est revenu au pair k partir du mois de février 1900. Depuis cette époque, sauf pendant les mois de septembre et d'octobre 1901 , il est resté au pair.

Quant à l'argent dont le prix k Londres s'était un peu relevé en 1900 sous l'influence des achats d'argent effectués tant par le Gouvernement Indien que par les nations européennes dont les troupes opéraient en Chine, il a subi une nouvelle baisse En 1900, la moyenne annuelle était de 28 i/4 pence, clic u'est plus que de 27 3/i6 en 1901. La chute s'est accentuée en 1902 et les cours, apros être tombés presque k 23 p. au mois d'avril dernier, oscillent actuellement entre 2 à et 25 p.

Depuis le 2 janvier 1901 , le prix du kilogramme d'argent fin ne s'exprime plus sur la place de Paris en millièmes de prime ou de perte sur la base fixe de 218 fr. 89. La cote authentique des agents de change indique mainte-

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XVI

nant directement le prix du kilogramme de métal fin en francs et centimes. Pour faciliter les comparaisons il a été établi à l'annexe XII (page 7 1 ) un tableau des cours moyens mensuels de l'argent en 1900, 1901 et 1902 (iw semestre) présentés suivant les deux méthodes.

IMPORTATION BT EXPORTATION DB LH>R BT DB L'ARGENT.

D'après les statistiques officielles de l'Administration des douanes, voici quel aurait été, depuis cinq ans, le mouvement des importations et exporta- tions d'or et d'argent, monnayés ou non:

ANNÉES.

*897 1898 1899 1900 1901

IMPORTATIONS.

AMMTé TOTAL.

million» fraaet.

291 200 310 450 420

171

462

101

301

188

507

146

605

07

526

EXPORTATIONS.

AMSttt. TOTAL.

■iUiont à$ iraAM.

132 313 162 126 145

102

324

188

501

210

381

206

332

141

286

Ce tableau fait ressortir un excédent net d'importation de i38 mil- lions en 1897, de 126 millions en 1899, de 273 millions en 1900 et de 2^0 millions en 1901. Par contre, l'exportation surpasse l'importation de 1 10 millions en 1898.

Rappelons toutefois que les statistiques officielles , telles qu'elles sont orga- nisées en France et ailleurs, ne peuvent fournir que des données fort incer- taines en ce qui concerne les entrées et surtout les sorties de métaux précieux et de numéraire.

BANQUE DE FRANCE. « GRANDES BANQUES ETRANGERES. COURS DBS CHANGES M.

Les annexes XV à XXV contiennent des informations précises sur les mou- vements des encaisses, or et argent, de la Banque de France et des établisse- ments similaires des autres pays.

Dans l'annexe XV (page 78), on voit entre quelles limites a oscillé an- nuellement, depuis 1811, l'encaisse métallique de la Banque de France. An 18 juin 1901, l'encaisse or montait à 2,468.3 millions de francs; l'en- caisse argent avait atteint son maximum (1,124. 4 millions, valeur monétaire) le 2 août 1901. Aujourd'hui l'encaisse or dépasse 2,616 millions et l'en- caisse argent, après s'être élevé de quelques dizaines de millions, se rap- proche une fois encore de 1,1 24 millions.

M Pour la statistique des banques et celle des changes, notre tâche a été singulièrement facilitée par l'obligeant concours de la Banque dv France, dont le bureau de statistique est dirigé avec tant de compétence par M. Pierre des Essars.

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Les annexes XVI à XIX (pages 84* 85 et 86) font voir comment ont varié, en 189g, 1900 et 1901 d'une part les encaisses métalliques, d'autre part les circulations fiduciaires des principales banques d'émission étrangères. En totalisant les encaisses moyennes de la Banque de France , de la Banque impériale d'Allemagne, des banques d'émission allemandes, de la Banque d'Autriche-Hongrie, de la Banque nationale de Belgique, de la Banque nationale bulgare, de la Banque nationale de Danemark, de la Banque d'Espagne , de la Banque de Finlande , de la Banque nationale de Grèce, de la Banque d'Italie, de la Banque de Naples et de la Banque de Sicile, de la Banque de Norvège, de la Banque des Pays-Bas, de la Banque de Portugal, de la Banque nationale de Roumanie, de la Banque d'Angle- terre, de la Banque d'Ecosse , de la Banque d'Irlande, de la Banque impé- riale de Russie, de la Banque nationale de Serbie, des banques de Suède, des banques suisses, des banques associées de New-York et de la Banque du Japon, on arrive :

Pour 1899, à un chiffre total de ia,o53 millions de francs; Pour 1900, à 11)995

Pour 1901, à 12,472

Les annexes XXD et XXIII (pages 100 et 106), sur lesquelles nous croyons devoir appeler particulièrement l'attention, présentent au lecteur les va- riations mensuelles des cours des changes, Paris et Londres, en 1899, 1900 et 1 90 1 . Deux tableaux récapitulatifs (annexes XXIV , XXV pages 112 et 1 1 4 ) présentent d'une part les variations du change de Paris sur New- York de 1888 à 1901 , et d'autre part les variations du change de Paris sur Londres de 1868 à 1901 W.

PRODUCTION DES METAUX PRECIEUX (FRANCE ET COLONIES).

La France, considérée sans ses colonies, ne possède pas de mines d'or et l'argent ne s'y rencontre guère qu'uni au plomb. C'est seulement en ajou- tant au produit de nos plombs argentifères le métal que certaines usines extraient de minerais importés, que la statistique minérale du Ministère des Travaux publics arrive, pour 1900, à une production de 85,646 kilogrammes d'argent fin. Pour l'or, le traitement de quelques rainerais importés a donné, la même année, 2o3 kilogrammes de métal fin.

L'annexe XXVI (page 118) rapproche ces constatations récentes de celles qui ont été tentées antérieurement. Elle indique également la production des métaux précieux dans nos colonies.

EMPLOI INDUSTRIEL DES METAUX PRECIEUX ( FRANCE).

Indépendamment des fabrications monétaires, la France, qui produit si peu dor et d'argent, en consomme beaucoup, chaque année, pour un cer- tain nombre d'usages artistiques ou industriels. Quelle peut être l'importance

t') Ces deux derniers Ubleaui ont été établis par les soins de M. Vandermarcq , secrétaire du Conseil général de la Banque de France.

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XVIII

de cette consommation? Le droit de garantie ne nous renseigne sur ce point que d'une manière partielle. Les deux tableaux qui forment l'annexe XXVII (page iao) doivent eux-mêmes receler plus d'une omission. Pour la période 1881-1901, on y voit la consommation annuelle de l'or ressortir en moyenne à 19,000 kilogrammes de fin (plus de 63 millions de francs) et celle de l'argent à près de 180,000 kilogrammes. En 1901 , le total obtenu dépasse 27,000 kilogrammes de fin pour l'or et 237,000 pour l'argent.

DROIT DE GARANTIE.

Dans les annexes XXVIII, XXIX et XXX (pages 122 a 126), on trouvera des renseignements précis et détaillés sur les opérations de nos bureaux de garantie (ouvrages d'or et d'argent présentés à la marque ou à la vérifica- tion depuis 1886).

Les annexes XXVIII et XXIX comprennent les 4o bureaux de France. L'annexe XXX est spéciale au bureau de Paris, qui a son siège dans l'en- ceinte même de l'Hôtel des monnaies et qui est, à lui seul, beaucoup plus productif que tous les autres réunis.

On remarquera l'augmentation continue des fabrications qui ont pour matière première l'argent, si déprécié aujourd'hui. En 1897, pour la pre- mière fois, le poids des ouvrages d'argent marqués des poinçons intérieurs a dépassé 1 00,000 kilogrammes. En 1898, il atteint presque îoi.ooo kilo- grammes, il dépasse 112,000 kilogrammes en 1899 pour monter à 121,000 kilogrammes en 1900 (Exposition universelle). En