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TOME DIX-HUITIÈME.

BRUXELLES.

Au siége de la Société,

MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE,

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L. W. SCHAUFUSS. Wettiner Hof.

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Le prix des tomes I à VIT des Annales a été fixé à cèng francs; cel des tomes VIII à XIV à douce francs; celui des tomes XV à XVIII à dix-huit frs. |

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On peut s'y abonner au prix de cinq francs par an. S’adresser, soit au trésorier, M. E. Fologne, au Palais du Roi, soit au secrétaire, M. Preudhomme de Borre, au Musée royal d'histoire naturelle, à Bruxelles.

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BELGIQUE.

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= BRUXELLES. Au siége de la Société, MUSÉE ROYAL D'HISTOIRE NATURELLE,

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MONOGRAPHIE

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ONITIDES

par G., VAN LANSBERGE,.

SÉANCE DU 11 AVRIL 14814,

Erichson (Ins. Deuts. III, p. 760) partage les Coprides proprement dits en deux sections principales, dont la première comprend les genres qui ont des palpes labiaux à article second plus long que le premier, et la seconde ceux dont les palpes labiaux ont le premier article plus long que le second.

Les genres Onthophagus, Oniticellus, Drepanocerus, Eurysternus, Onitis et Bubas rentrent, d’après Erichson, dans la première sec- tion, tandis que la seconde se compose du reste des Coprides.

Lacordaire admet quatre groupes, les Scatonomides, les Coprides s. s., les Onitides et les Onthophagides, ce dernier étant séparé des trois premiers par des palpes labiaux à article troisième à peine visible. Il reconnaît cependant que ce caractère est tout ce qui le distingue des Onitides. Une étude plus approfondie des deux grou- pes en question lui aurait prouvé en premier lieu que les Drepanoce- rus ont plus d’analogie avec les Onitis qu'avec les Onthophagus, et en second lieu, qu'il y a des espèces d’Onthophagus dont le article des palpes labiaux est presque aussi développé que celui des Onitis, sans parler de genres non décrits qui viennent combler la lacune. Quant aux Eurysternus, on est d'accord maintenant pour leur assigner leur place parmi les Ateuchides.

La conformation du dernier article des palpes labiaux n’est cepen- dant pas dénuée d'importance pour la classification de la tribu des Coprides proprement dits. Cet organe affecte deux formes princi- pales : ou il est toujours distinct, épais et plus ou moins ovoïde,

ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 1

6 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

ou bien grêle, subulé et souvent à peine visible. La première forme est particulière à tous les genres chez qui le article est plus long que le 2°; la seconde coïncide toujours avec l’allongement du article. C’est donc un argument de plus en faveur des divisions établies par Erichson.

Outre ces caractères, les Onitides et les Onthophagides ont en commun d’autres particularités qui en font un groupe fort naturel et qui à la longue ne peut manquer d’être adopté. Je citerai la forme déprimée du corps, l’allongement et la gracilité du métatarse, ainsi que la carène latérale dont il est toujours plus ou mains pourvu, la présence de carènes transversales sur la tête et de dents extérieures aux tibias intermédiaires, l’élévation plus ou moins caréniforme du mésosternum, la concavité des deux premiers articles de la massue antennaire, etc.

D'autre part il n’est pas exact que l’atrophiement du troisième article des palpes labiaux soit tout ce qui distingue les Onthophagi- des des Onitides, comme le dit Lacordaire. Il y a d’autres caractères qui séparent ces deux groupes malgré leur grande parenté. Je ne parlerai pas du manque de tarses aux tibias antérieurs chez les Onitides, parce que, sous ce rapport, il y a quelques exceptions ; je ne citerai également pas la présence de dents et d’épines aux pattes, ni la courbure, parfois monstrueuse, des tibias chez les mâles, parce que ces particularités ne sont propres qu’à un certain nombre d’es- pèces, mais je fixerai l’attention des entomologistes sur la différence de conformation dans les élytres. Chez les Onthophagides, ces orga- nes ne sont pourvus que de sept stries, tandis que chez les Onitides il y en a toujours huit, la huitième étant accompagnée d’une carène plus ou moins prolongée, limitant un pli perpendiculaire formé par le neuvième intervalle, et qui fait défaut chez lesOnthophagides.

La première section d’Erichson, à laquelle j'’appliquerai le nom d’Onthophagides en opposition à celle des Coprides s. s., peut donc se subdiviser en deux groupes secondaires caractérisés par le nombre des stries des élytres et la présence ou l’absence du pli latéral (1).

(4) I ne faut pas confondre ce pli latéral avec le bord de lélytre. Celui-ci forme une bande lisse qui part de l'angle huméral, entoure lélytre et se réunit en arrière avec la suture, La carène qui limite le pli en question se termine au contraire souvent avant d'atteindre l'extrémité de l’élytre et, quand elle est prolongée jusqu’au bout, ce n'est pas avec la suture, mais avec le troisième ou quatrième intervalle qu’elle se réunit. Dans les genres qui possèdent des épipleures (c’est ainsi qu’on peut désigner, à l’exem- ple de Lacordaire, le pli latéral), le bord est en général moins large et moins distincte- ment caréné, mais il existe toujours. C’est dans le genre Catharsius que l’on peut obser- ver les modifications les plus nombreuses de l’épipleure. La plupart du temps, il est formé par le dernier intervalle; mais parfois il en embrasse un plus grand nombre, par exemple dans lOniticellus ambiguus, dans le genre Heliocopris, dans les Deltochi-

MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 7

Le premier, celui dans lequel le nombre des stries est de huit, pourra porter le nom d’Onitides, celui d’Onthophagides s. s. restant réservé au second.

Outre ces caractères, les Onitides se distinguent des Onthopha- gides par l’ampleur de leur métasternum qui occupe entre les han- ches intermédiaires la presque totalité ou du moins plus de la moitié de la poitrine, tandis que, chez ces derniers, sa largeur n’en excède en général pas le tiers, et par la disposition qu’a le chaperon des femelles à s’allonger et à se rétrécir, à l’inverse de ce qui a lieu en général chez les Onthophagides. ,

Dans le groupe des Onitides, il y a un certain nombre de genres qui présententun caractère par lequelils se séparent de tous les autres Co- prides. J’ai en vue le manque d’éperon terminal aux tibias antérieurs dans le mâle. Que je sache, jusqu'ici aucun auteur n’a signalé cette particularité, ceux qui ont traité des Onitis, oun’y ayant pas fait attention, ou ayant pris le prolongement recourbé du tibia pour l’éperon qu'ils ont cru soudé avec lui. Pour se convaincre de l’erreur dans laquelle ceux-ci sont tombés, on n’a qu’à examiner le tibia de l’Oniticellus ambiguus, qui est conformé absolument comme celui des Onitis et est cependant muni d’un éperon bien distinct. Il en est de même des genres Pachylomera et Anachalcos, qui appartiennent aux Ateuchides. Au surplus, chez certains Onitis, le prolongement en question fait défaut sans qu'il soit remplacé par un éperon (0. Exe- chias). Par contre, tous les autres genres de Coprides qui manquent de tarses aux pattes antérieures, tels que les Phanœus, Oruscatus, Dendropæmon, Coptodactyla, etc., sont pourvus d’éperons distincts. Parmi les Ateuchides, il n’y a que le genre Streblopus, dont les ana- logies avec les Onitis sont du reste remarquables, qui présente ce caractère. |

C’est sur les espèces auxquelles il est propre que j'établirai le groupe des Onitides proprements dits, dont j'ai entrepris la mono- graphie et qui correspond exactement au genre Onitis de Fabricius, abstraction faite de quelques éléments étrangers qu’il y à introduits après coup et qui en ont déjà été retirés par d’autres auteurs.

Je complète comme suit les caractères du groupe.

Le menton est transversal, plus ou moins échancré en avant, légèrement arrondi sur les côtés. Les deux premiers articles des palpes labiaux sont couverts de longs poils, le troisième est glabre, toujours très-étroit et comme implanté dans le second. Parfois il est difficile à distinguer (Tapeinopterus). Le dernier article des palpes

lum, ete. M. Mulsant a l'habitude de compter l’enfoncement qui précède le bord latéral parmi le nombre des stries. Il n’a peut-être pas tort, mais, pour ne pas m’écarler de l'usage reçu, j'ai préféré ne mentionner que les stries apparentes.

8 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

maxillaires est subtronqué à l’extrémité, un peu plus long que les deux précédents pris ensemble ; ceux-ci légèrement dilatés à l’extré- mité. Les antennes sont composées de neuf articles ; les six premiers glabres ; la massue pubescente, ovale, à article premier emboitant le second, qui est souvent caché pendant la contraction, le troisième operculiforme.

La tête est toujours entourée d’un bord relevé.

Le chaperon est arrondi en demi cercle ou ogival, souvent échan- cré en avant et parfois festonné sur les côtés (Cheironitis). Le plus souvent il est pourvu d’une petite carène transversale située en avant de la suture frontale. Celle-ci est formée par une carène plus ou moins élevée, droite ou arquée, souvent interrompue au milieu et que j’appellerai carène frontale, en opposition avec la petite carène dont il vient d’être question et que j’indiquerai sous le nom de carène clypéale. La forme et la position respective de ces deux carènes est d’une grande importance pour aider à distinguer les espèces. Le vertex est généralement du double plus large que long, entouré d’un bord plus ou moins élevé, sinué ou bisinué postérieurement et pour la plupart du temps muni d’un tubercule situé, soit près de la carène frontale, soit au milieu, soit près du bord postérieur. La position de ce tubercule offre également de l'intérêt pour la classification. Les joues sont toujours séparées du chaperon par une suture oblique et caréniforme, excepté dans le genre Tapeinopterus, elle est à peine visible ; elles sont arrondies ou droites, parfois saillantes et angu- laires (la plupart des Cheironitis). Les yeux sont complètement divi- sés, à partie supérieure petite.

Comme je l’ai fait observer plus haut, le chaperon a une tendance à s’allonger et à se rétrécir dans les femelles, ce qui donne, dans certaines espèces, à la tête une forme tout à fait différente dans les deux sexes.

Le corselet est convexe en avant, déprimé en arrière, largement échancré antérieurement pour la réception de la tête et toujours rebordé en avant et sur les bords latéraux. La base est, ou rebordée (Cheironitis), ou crénelée (Onitis abyssinicus, etc.), ou simple (Onitis Sphinx, etc.), arrondie (Pleuronitis, Cheironitis), ou tronquée obli- quement de chaque côté (Tapeinopterus, Onitis, Bubas). Elle est pour- vue au milieu de deux impressions qui ne font défaut que dans le genre Pleuronitis et dont la forme et la profondeur diffèrent d’après les espèces et parfois d’après les sexes.

Les bords latéraux forment en avant avec le bord antérieur un angle presque droit, de ils vont en s’élargissant régulièrement jusqu’au milieu, qui est arrondi, puis ils sont plus ou moins brusque- ment rétrécis et sinués, les angles postérieurs étant distincts ou se confondant avec la base. De chaque côté il y à une fossette arron-

MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 9

die. Le dessous du corselet est en général visible d’en haut vers la base. Dans le plus grand nombre des espèces, le corselet est plus am- ple et plus allongé dans le mâle que dans la femelle; par contre, dans le genre Cheironitis, celle-ci a en avant un renflement transver- sal qui fait défaut dans le mâle.

L’écusson n’est complétement invisible que dans le genre Bubas, mais, dans le genre Pleuronitis et dans certains Onitis, la partie apparente est réduite à des proportions tellément réstreintes qu’elle n’est visible qu’à l’aide d’une loupe. Je reviendrai plus loin sur la construction de cet organe.

Les élytres sont toujours plus étroites que le corselet dans sa par- tie médiane, convexes (Onilis, Bubas), ou planes sur le dos et incli- nées sur les côtés (Pleuronitis, Cheironitis), très-rarement complète- ment aplaties (Tapeinopterus).J’aï fait connaître plus haut le nombre et la disposition des stries. Le plus souvent les intervalles impairs sont plus étroits et plus élevés que les pairs. La septième strie est parfois enfoncée, ce qui donne au huitième intervalle une position plus horizontale que celle des autres intervallés latéraux. Cet inter- valle est en outre plus court que les autres et très-fréquemment en- touré à son extrémité par le’septième. Les bords latéraux sont sou- vent sinués au milieu et la carène qui accompagne la huitième strie est parfois crénelée en dedans. Les épaules sont élevées en forme de tubercule oblique allant du huitième au cinquième intervalle. La base est coupée obliquement de chaque côté, avec un enfoncement vers la région scutellaire, que l’écusson soit apparent ou non; l’ex- trémité est conjointement arrondie.

Le pygidium est triangulaire, en général peu convexe. AA rax est dénué en dessous de carènes latérales, et ses flancs sont tou- jours plus ou moins granulés et villeux. Le prosternum est souvent muni, dans les mâles, d’une saillie post-coxale, qui existe même parfois dans la femelle (Cheironitis, Bubas, Onitis tridens et Castel- naui).

Le mésosternum est très-court, sauf dans les Pleuronitis et les Cheironitis, et 1l est toujours muni d’une carène longitudinale, qui s’étend souvent à la partie antérieure du métasternum. Celui-ci est large, plus ou moins allongé, selon que le mésosternum est plus ou moins développé. Le plus souvent il est égal dans les deux sexes, mais parfois 1l y a des différences assez notables, surtout dans la ponctuation. En arrière, près de l’insertion des pattes postérieures, il est muni de deux fossettes qui ne font que rarement défaut. Les flancs sont densément granulés. L’abdomen est court, à segments distincts, granulés sur les bords latéraux et parfois sur toute leur surface.

Les pattes sont toujours plus allongées dans les mâles que dans

10 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

les femelles. Les antérieures prennent même parfois chez le mâle un développement inusité. Les cuisses antérieures sont munies à leur base intérieurement d’un faisceau de poils jaunes. Un petit faisceau analogue existe quelquefois extérieurement sur le trochan- ter. Les tibias sont quadridentés extérieurement, subarqués, élar- gis vers l'extrémité et tronqués au bout dans la femelle, grêles et recourbés dans le mâle avec l’extrémité en général prolongée en dedans et recourbée ou infléchie, dénuée d’éperon et de tarses. Afin d'éviter toute confusion, je désignerai ce prolongement du tibia en latin sous le nom de mucro, et en français sous celui de griffe. Dans un certain nombre d'espèces, les tibias antérieurs des femelles sont pourvus de tarses. Ces espèces doivent, à mon avis, constituer un genre à part.

Les cuisses intermédiaires et postérieures sont assez fortes, les premières en général ovalaires, les secondes plus allongées, subpa- rallèles, du moins chez le mâle. Dans ce sexe, elles sont souvent dila- tées ou échancrées, soit antérieurement, soit postérieurement. Leur forme est toujours plus raccourcie et plus globuleuse chez les fe- melles.

Les tibias intermédiaires sont droits ou subarqués, insensiblement dilatés de la base à l’extrémité qui est festonnée, les sinuosités pre- nant parfois l’apparence de fortes échancrures. A l'extérieur ils sont bicarénés et plus ou moins échancrés entre les carènes et entre celles-ci et l'extrémité. Telle est la forme normale qui est toujours celle qu'ils affectent chez les femelles, maïs, chez les mâles, ils sont sujets à des modifications notables, telles qu’une dilatation brusque à l’intérieur, une courbure difforme, etc.

Les tibias postérieurs sont en général grêles à la base, puis insen- siblement dilatés jusqu’à l'extrémité, denticulés ou carénés exté- rieurement, festonnés et échancrés à l’extrémité. Chez les femelles la dilatation commence immédiatement à la base et chez les mâles on observe parfois, quoique moins souvent, les mêmes modifications que dans les tibias intermédiaires.

Les tarses intermédiaires et postérieurs sont parallèles, à articles décroissant insensiblement et à métatarse fort allongé, caréné exté- rieurement. Les crochets sont petits, arqués.

Les téguments sont en général assez brillants et parfois ils revê- tent des couleurs éclatantes. Les élytres sont la plupart du temps plus ternes que le reste du corps. Dans ce cas, la suture, les inter- valles élevés, le tubercule huméral et l’extrémité sont plus brillants que le reste. Ce n’est que par exception que le dessus du corps est muni de poils. Par contre, le dessous est toujours plus ou moins densément villeux, chacun des points ou des granulations dont il est couvert, donnant naissance à un poil. Les poils qui couvrent la par-

MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 11

tie antérieure des cuisses sont en général plus longs et plus nom- breux chez les femelles.

Comme on s'en sera déjà aperçu, les différences sexuelles sont très-prononcées et elles peuvent porter sur toutes les parties du corps. Contrairement à ce qui a lieu dans presque tous les autres Lamellicornes, les tubercules dont est munie la tête sont plus développés dans la femelle que dans le mâle et en général ils la font reconnaître au premier coup d’œil (1). Dans quelques espèces ils prennent même la forme d’une véritable crête (O0. tridens, etc.). Les cuisses et les tibias des mâles sont toujours plus ou moins armés de dents, d’épines ou de crénelures, fort utiles pour aider à distinguer les espèces et qui ne se retrouvent que rarement dans les femelles. Chez celles-ci, les pattes sont presque toujours construites sur un modèle uniforme. Les trochanters et même les hanches sont parfois épineux chez les mâles. La sinuosité de l’extrémité des quatre tibias postérieurs est toujours moins forte dans les femelles que dans les mâles ; dans quelques espèces (0. Numida, etc.), cette extrémité est même subtronquée comme dans les Onthophagus.

Les Onitides se nourissent des déjections des animaux ou des ma- tières excrémentielles de l’homme. Ils creusent dans ia terre, sous ces substances, des trous qui leur servent d’abri et dans lesquels ils entraînent les provisions destinées à nourrir les larves. Celles- -ci n’ont pas encore été décrites.

L’habitat des Onitides est circonscrit à l’ancien monde. L’Onitis Nicanor de Fabriciu$ est identique avec le Phanœus sulcatus Drury, et quant à l’insecte que Leconte indique sous le même nom comme se trouvant aux États-Unis, on sait maintenant que c’est un exem- plaire de l’O. Caffer du Cap de Bonne-Espérance, qui s’est trouvé par hasard dans une collection américaine (Voyez Ann. Soc. Ent. Fr. 1869, p. 501, note.). Fabricius donne, il est vrai, l’Amérique comme patrie à quelques-uns de ses Onitis véritables (0. Sphinx, Belial), maïs il est évident que c’est le résultat d'erreurs. Enfin, dans le Catalogue de Dejean, il est fait mention d’une espèce du Nouveau Monde qui porte le nom d’O. Antioquius. D'après le témoignage de M. Reiche, c’est l’Oruscatus opalescens Bates (Trans. Ent Soc. 1870, p. 174.) Comme le fait observer l’auteur, le genre Oruscatus est par- faitement distinct des Phanœus. Il en est cependant plus voisin que des Onitis, dont il s'éloigne positivement par la conformation de ses palpes labiaux, sans compter d’autres caractères, tels que l’absence de pli latéral aux élytres, la présence d’éperons aux tibias anté- rieurs dés mâles, le manque de crochets aux tarses, ete. Je ne

(4) C’est cette particularité qui a induit en erreur Olivier et quelques autres au- teurs en leur faisant prendre les femelles pour des mâles.

9 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

saurais donc partager l’opinion de M. Bates, que ce genre est en Amé rique le représentant des Onitis.

Les deux espèces d’Onilis américains décrites par Germar (fns. Spec. Nov., p.109) sont des Eurysternus et, des deux espèces décrites par Perty, l’une est un Bolbites, l’autre un Phanœus.

L'Afrique est la plus riche en espèces; vient ensuite l’Asie. En Europe on n’en rencontre que dans les régions baïgnées par la mer Méditerranée. Quant à l’Australie, les Onitis y font complètement défaut. Dans quelques collections on trouve, il est vrai, une espèce métallique avec la désignation : Nouvelle Hollande, mais l’espèce en question (O. distinctus) provient incontestablement du continent indien, et c’est par erreur qu’elle aura été répandue par les entomo- logistes anglais comme venant d'Australie. Pour ce qui est de l'O. Corydon, il est originaire des Iles de la Sonde, dont la faune est, asiatique. On ne saurait donc en faire une espèce australienne.

Les auteurs modernes ont séparé des Onitis de Fabricius les O. Bison et Bubalus pour en faire, sous le nom de Bubas, un genre à part caractérisé par l’absence complète d’écusson ainsi que par la présence de cornes sur la tête et de protubérances sur le corselet dans le mâle.

Je n’attache pas beaucoup d'importance au manque d’écusson, car, parmi les Onitis vrais, il y en a chez lesquels cet organe est réduit à des proportions tellement minimes qu'ils peuvent être considérés comme faisant le passage aux Bubas, par exemple l’O. castaneus, qui a en outre tout à fait la forme raccourcie et convexe de ces insectes. D'après Erichson (Ins. Deut. IIL, p. 785), le deuxième feuillet des antennes serait plus visible pendant la contraction chez les Bubas que chez les Onilis, mais j'avoue que cette différence m’échappe. De son côté, Lacordaire cite comme caractères distinctifs des Bubas qu'ils ont le mésosternum non séparé du métasternum par un sillon et qu'ils ont en arrière du prosternum une saillie en cône obtus. De ces deux caractères, le premier est commun à plusieurs Onitis et le second repose sur une erreur, le mésosternum des Bubas étant à la vérité fort court, mais distinctement séparé du métasternum et même plus développé que dans certains Onitis vrais. Il ne reste donc pour distinguer les Bubas des Onitis que la présence de cornes cé- phaliques et de protubérances prothoraciques jointe à un développe- ment moins grand du article des palpes labiaux. Ces caractères, auxquels j'en ajouterai un troisième, l’incision profonde qui se trouve à l’extrémité des tibias postérieurs dans le mâle, me semblent cependant assezimportants pour motiver l'établissement d’une coupe générique.

Tous les autres Onitides sont pourvus d’un écusson apparent, mais la conformation de cet organe est sujette à des modifications

MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 13

assez importantes. Dans la grande majorité des espèces il est placé sur la même ligne que le reste du mésothorax, dont il n’est séparé que par des sutures souvent à peine indiquees, n’ayant de visible, même lorsque le corselet s'incline en avant, qu’une très-petite saillie relevée qui s’avance entre les élytres. Dans un certain nombre d’es- pèces, au contraire, il est construit sur un plan plus élevé que le mésothorax, ce qui le rend visible en entier à la moindre inclinaison du prothorax, et lui permet d'envoyer horizontalement entre les élytres une saillie beaucoup plus grande que celle du groupe men- tionné en premier lieu.

Cette dernière conformation de l’écusson coïncide invariablement avec la présence de tarses aux tibias antérieurs dans les femelles, avec un facies particulier et avec quelques autres caractères secon- daires qui dénotent qu’on se trouve en présence d’une forme géné- rique pour le moins aussi tranchée et aussi naturelle que les Bubas. Je lui applique le nom de Cheironitis.

Parmi les espèces décrites il s’en trouve une, l'O. fulgidus Cas- telnau, qui s'éloigne de toutes les autres par l’absence complète de fossettes basales au corselet, la conformation des pattes postérieures et l’échancrure latérale des élytres. J’en ai fait un genre séparé sous le nom de Pleuronitis.

Enfin le groupe des Onitides proprement dits se complète par un genre basé sur un insecte non encore décrit et qui semble faire le passage aux Drepanocerus et aux Eurysternus. Aux caractères des Onitides il joint des élytres entièrement aplaties, des palpes labiaux à article troisième à peine distinct et des tarses intermédiaires et postérieurs excessivement allongés, rappelant ceux des Mélolon- thides. Je lui ai imposé la dénomination de Tapeinopterus.

Quant au genre Tragiscus de Klug (Peters Reise, p. 221, t. 13, f. 1-2), je serais assez tenté de le prendre pour un Oniticellus, mais, ne le connaissant pas en nature, je n’ose pas me prononcer à ce sujet.

J’ai cru utile de résumer l’exposé qu’on vient de lire au moyen du tableau synoptique suivant :

COPRIDES.

I Deuxième article des palpes labiaux plus long que le premier, le petit, souvent vache nue. ee ik © ONTHOPHAGIDES, IT. Deuxième article des palpes labiaux plus court que le premier, le toujours dis- increverondetus/ E00 du Le 9, COPRIDES-p. d:

ANNALES DE LA SOC, ENTOM. DE BELGIQUE, T. XVII. 2

14 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

I. ONTHOPHAGIDES.

A. Élytres pourvues de 8 stries et d’un pli latéral. . 7e FNIONITIDES:

« Antennes de 8 articles, tibias antérieurs

des mâles munis de tarses et d’épe-

FONS.. 7, 2 Le ele horde, ele eV DREPANDTENIDES 8. Antennesde 9 articles, tibias antérieurs

" des mâles dépourvus de tarses et

d'éperonass 0, as URe Re RON MONNIER SU * Troisième article des palpes labiaux à

peine visible, élytres aplaties, tarses

intermédiaires très - allongés, pygi- .

dium replié sous l’abdomen . . . . Taprinorrerus. *# 'roisième article des palpeslabiaux dis-

tinct, élytres convexes en entier ou

en partie, tarses intermédiaires nor-

maux, pygidium perpendiculaire.

Corselet non pourvu de fossettes ba-

sales, pattes postérieures grêles et al-

longéess in ROOMS RPC PRLEURONITIS.

Corselet pourvu de fossettes basales, pattes postérieures normales.

a Écusson grand, tibias antérieurs des femelles munis de tarses. . . . . Cnermonimis.

b Écusson très-petit, tibias antérieurs des femelles non munis de tarses.

+ Tête et corselet inermes, extrémité des tibias postérieurs sans inci- SION S LUS y CO RTE Ne CSN CONTES

++ Tête armée de cornes et corselet muni de protubérances dans le mâle, extrémité des tibias posté- rieurs pourvue d’une forte inci- sion dans le mâle, corselet caréné dans 12 femelle te en 7. BR.

B. Élytres pourvues de 7 stries, sans pli latérahi pile 6 lime uit 1: SON THOPHAGIDES pd

Afin de ne pas allonger inutilement mon travail, je ne reviendrai pas, dans la description des espèces, sur un grand nombre de parti-

MONOGRAPHIE DES ONITIDES, 45

cularités qui sont communes à tous les Onitides, et qui ont été déjà indiquées dans les généralités, par exemple, l’échancrure circulaire du corselet en avant et la forme de ses angles antérieurs, la présence de fossettes latérales prothoraciques et d’un tubercule huméral aux élytres, la forme des tibias antérieurs dans la femelle, la présence de 4 dents à ces organes, etc.

Dans la synonymie, je ne tiendrai compte des noms imposés par certains auteurs à des variétés, que pour autant que ces auteurs ont cru décrire une espèce nouvelle. Je considère le système de baptiser de noms différents toutes les variétés d’une même espèce comme un véritable abus qui mènerait à la fin à une confusion complète et qu’il faut par conséquent bien se garder d’encourager. Quant à la nomen- clature, je suis partisan du système de priorité absolue, du moment il y a certitude concernant l'identité de l’espèce.

TAPEINOPTERUS, Gen. nov.

Palpi labiales articulo 2 primo multo majore, crasso, dense vulloso, wix distincto. Caput latum, apice emarginatum, transversim carinatum, vertice tuberculato, genis vix a clypeo divisis. Prothoraz modice convexus, basi immarginatus, bifo- veolatus. Scoutellum apparens. Elytra deplanata, circum scutel- um haud impressa. Mesosternum brevissimum, metasternum latum. Abdomen breve, pygidio subinflexo. Tilie intermedie cxtus carinate, apicæ sinuatæ, tarsis graciibus longissimis. Tire postice extus denticulate, apice sinuate, tarsis elongatis, dense ciliatis.

Les palpes labiaux diffèrent de ceux des autres Onitides en ce qu’ils ont le dernier article à peine visible. La tête est plus large- ment échancrée en avant, presque en forme de carré transversal, les joues ne sont séparées du chaperon que par une suture indistincte. Les impressions basales du corselet sont plus larges, mais moins profondes que dans les autres Onitides. Les élytres sont tout à fait planes, à peu près comme celles des Eurysternus, sans tubercule huméral marqué ; la huitième strie est distinctement séparée de la carène latérale qui disparaît vers l’extrémité extérieure de l’élytre ; l’épipleure est étroit, non sinué en arrière de l’angle huméral. Le pygidium est légèrement replié sous l’abdomen. Le métasternum est faiblement relevé en arrière, séparé du mésosternum, qui est très- court, par une ligne droite, anguleuse au milieu. La conformation

16 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

des pattes est celle des Onifis proprement dits, maïs les tarses sont excessivement allongés, grêles, épineux à l’extrémité et densément ciliés. Ne connaissant que le mâle, je ne puis pas dire si la femelle a des tarses aux pattes antérieures ou non. L’écusson est petit, con- formé comme celui des Onitis proprement dits, mais l’impression circumscutellaire manque totalement.

T. ateuchoides, spec. nov. .

Oblongo-ovatus, niger, elytris piceis, opacus; capite reflexo-marginato, crebre rugoso-granulato ; clypeo transverso antice laie ac minus profunde emarginato, carina clypeali nulla ; carina frontali subarcuata ; vertice medio tuberculo acuto, basi carinæ frontali conjunclo, armato, margine poslico bisinualo, genis rectis ; prothorace amplo, subconvexo, antice subliliter punctulato, postice densius asperato - punclato, medio linea longitudinali lævi, basi utrinque suboblique truncato, im- marginato, medio leviter producto, foveolis valde approximatis, lateribus sat am- pliato, poslice angustato, recto, dein rotundato, angulis posticis nullis; scutello anguslato ; elytris latitudine longioribus, prothoraci angustioribus, obsolete striatis, striis indistincte punctatis, interstitiis subtilissime parce punctulatis, planis, subæ- qualibus, stria octava crenulata ; pygidio parce granulato ; corpore subtus nitido, granulato, longe fulvo-piloso ; metasterno plano, apice carinula instructo, postice haud foveolato ; abdomine medio lœvigato ; femoribus parce punclaltis, antennis, ore tarsisque brunneis. Long. 20, lat. 10 mill.

Mas. Tibiis anticis sat crassis, apice Leviter incurvatis, sublus crenulatis, mucrone brevi, acuto, inflexo, subilo incurvalo; femoribus intermediis postice crenulatis, posticis elongatis, angustatis, mulicis ; libiis intermediis posticisque sat elongatis.

Femina. Mihi non cognita.

Corps allongé, noir, opaque, les élytres brunâtres, les parties de la bouche, les antennes et les tarses bruns. Tête rebordée, large, entièrement chagrinée; chaperon largement, mais peu profondément échancré, sans carène clypéale ; carène frontale lisse, un peu arquée, peu élevée, déprimée au milieu, réunie par une petite carène longi- tudinale à un tubercule élevé, aigu, qui est situé au milieu du vertex; celui-ci déprimé latéralement, bisinué à la base; joues droites, à peine séparées du chaperon. Corselet médiocrement convexe en avant, assez fortement élargi de l’extrémité au milieu, finement ponctué en avant, plus densément et aspèrement ponctué en arrière; au milieu une ligne longitudinale lisse ; base rebordée seulement vers les bords latéraux, obliquement tronquée de chaque côté, s’avançant un peu au milieu ; fossettes basales larges, se réunissant à la base, subtriangulaires ; bords latéraux élargis au milieu, puis droits, arrondis en arrière, à angle postérieur presque nul, l’anté- rieur moins aigu que dans les autres Onitides. Écusson allongé, petit. Élytres un peu plus longues que larges, plus étroites que le

MONOGRAPHIE DES ONITIDES. 17

corselet, striées; les stries faiblement ponctuées, peu profondes, moins mates que le reste de l’élytre ; les intervalles subégaux, cou- verts d’une ponctuation espacée peu profonde, l’espace situé entre la huitième strie et la carène latérale crénelé. Pygidium granulé. Dessous du corps brillant, granulé et recouvert de longs poils bruns; métasternum caréné en avant, plan en arrière, un peu relevé, sans impressions antécoxales. Abdomen lisse au milieu. Cuisses anté- rieures courtes, épaisses, inermes ; tibias du mâle médiocrement allongés, crénelés en dessous, à dents extérieures larges ; la griffe brusquement infléchie, faisant angle avec le tibia, courte, aiguë. Cuisses intermédiaires et postérieures du mâle ponctuées, assez allongées, planes, les premières fortement crénelées en arrière, les secondes subcrénelées, à trochanters saïllants.Tibias allongés, mais de forme normale, à extrémité subsinuée. La femelle m'est inconnue.

Afrique australe. Un seul exemplaire G qui fait partie de la col- lection du D'Candèze.

PLEURONITIS, Gen. nov.

Palpi labiales articulo crasso, dense villoso, distincto. Caput semicirculare, transversim carinatum, verkice tubercu- lato, genis carina a clypeo divisis. Prothorax modice convezus, undique marginatus, basirotundatus, absque foveolis. Scutellum vie apparens. Elytra circum scutellun impressa, dorso depla- nata, lateribus inflexa, post humeros distincte sinuata. Proster- num in mare post coxas productum, mesosternum sal magnum. Tibie intermedie apice biemarginate, extus carinate. Femora postica elongata tenuissima ; tibie tenues, valde elongate , apice profunde emarginate ; tarsi dense ciliati, a basi ad apicem sen- sum dilatati, articulo ultimo latiore.

Le manque absolu de fossettes basales prothoraciques et la con- formation des pattes postérieures sont les caractères les plus sail- lants du genre. Son facies a le plus d’analogie avec celui des Cheiro- nitis, dont il s'éloigne par l’exiguité de son écusson, qui offre en outre cette particularité que la très-petite partie qui en est visible l’aide d'une loupe) est appliquée contre la dépression circumscutellaire, mais ne s’avance pas entre les élytres. Comme je ne connais que le mâle de l’unique espèce dont il se compose, je ne suis pas à même de me prononcer concernant l’absence ou l'existence de tarses aux pattes antérieures des femelles. La tête ressemble à celle des Onitis

48 MONOGRAPHIE DES ONITIDES.

proprement dits. Le corselet est arrondi en arrière, et, de tous les Onitides, c’est celui qui laisse voir le plus distinctement les flancs du prosternum en arrière. Les élytres sont conformes à celles des Chei- ronitis, avec cette différence que la sinuosité latérale est beaucoup plus prononcée. Le pygidium est perpendiculaire. Le prosternum

-est prolongé en toit en arrière des hanches. Le mésosternum est assez grand. Je métasternum n’a pas le moindre vestige d’impres- sions antécoxales. Les pattes antérieures et intermédiaires sont de forme normale. Les pattes postérieures sont allongées, grêles, rap- pelant celles des Ateuchides ; il en est de même des tarses, qui sont densément ciliés, comme ceux des Mnematium, et qui offrent encore cette particularité qu'ils vont en se dilatant de la base à l’extrémité, de manière à ce que le dernier article soit le plus large.

P. fulgidus, Castelnau.

Oblongo-ovatus, rubro-cupreus, nitidus, corpore sublus pedibusque viridi-cupreis ; capile granulato, clypeo late emarginato, linea elevata medio subtuberculata inter oculos, vertice marginato, postice lœvi ; prothorace fortiter punctato, areis nonnul- lis lœvibus, undique marginato ; elytris depressis, substriatis, interstitiis basi sca- brosis, deinde punctatis, ® et plicatis, lateribus deflexis ; pygidro sericeo, sub- costalo; prosterno post coxas producto, mesosterno sat magno,